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PRÉVENTION CANCER, UN TEST POUR FAIRE LE POINT SUR SES FACTEURS DE RISQUE

L’Institut national du cancer (INCa) mène une campagne d’information sur la prévention des cancers évitables. Son objectif ? Aider chacun à faire le point sur ses risques de développer un cancer et lui donner les moyens d’agir pour les réduire.
Face à ce constat, la campagne de l’INCa vise à informer le public sur l’importance relative des 9 principaux facteurs de risque évitables de cancers. A cette occasion, chacun est invité à identifier ses propres facteurs de risque grâce à un test simple et rapide. Des conseils de prévention adaptés seront, si besoin, proposés.

DOSAGE DES IMMUNOSUPRESSEURS - TECHNIQUE

Un test de dépistage efficace et simplifié. Le diabète gestationnel, trouvé dans 5 à 15 % des grossesses environ, est un diabète sucré qui est découvert pendant la grossesse …
Le diabète sucré chez la femme enceinte n’est pas anodin. Parmi les conséquences à court terme, durant la grossesse, on note essentiellement un risque accru de syndromes vasculo-rénaux, avec une hypertension artérielle en particulier (2 à 3 fois plus fréquents). On pointe aussi une augmentation de la fréquence de l’excès de poids fœtal (multipliée par 2), un risque de complications à l’accouchement et une augmentation du nombre de césariennes.
A long terme, plusieurs années après la grossesse, la mère risque de développer un diabète, et son enfant, une obésité ou un trouble de la tolérance au glucose. Bien dépisté, le diabète gestationnel peut bénéficier d’une prise en charge précoce, qui diminue les risques. Cette dernière vise à normaliser la glycémie (avec, entre autres, un régime alimentaire adapté).

Trois types de tests

Le diagnostic repose essentiellement sur la mesure du taux de sucre dans le sang – la glycémie – avant et après absorption de glucose (par voie orale). Deux modalités d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) sont proposées sans, par ailleurs, avoir fait l’objet d’un accord international.

La première se fait avec absorption de 100 g de glucose et mesure de la glycémie à jeun, à 1 heure, 2 h et 3h (Carpenter et Coustan). Ce test n’est pas aisé (immobilisation longue de la patiente, quantité trop importante à avaler à jeun).
La seconde, proposée par l’O.M.S., se fait avec 75 g de glucose et mesure de la glycémie à jeun et à 2 heures. L’immobilisation est moins longue, le test est moins onéreux et mieux toléré. Si la glycémie à jeun dépasse 1 g/l (5 mmol/l) et/ou si la glycémie à 2 heures dépasse 1,40 g/l (8 mmol/l), le diabète gestationnel est confirmé. Ce test a l’avantage de faire en une seule fois le dépistage et le diagnostic, il est aussi plus sensible que le test de O’Sullivan et dépiste deux fois plus de diabètes gestationnels.
Un troisième test, dit de O’Sullivan, est plus simple : une glycémie est pratiquée 1 heure après l’absorption de 50 g de glucose, sans nécessité d’être à jeun, entre 24 et 28 semaines. Ce test est, certes, plus facile à réaliser, mais il ne constitue qu’un dépistage, positif dans 20 % des cas. Si la glycémie à 1 heure atteint ou dépasse 1,30 g/l (7,2 mmol/l), les experts français estiment qu’une HGPO à 100 g doit être pratiquée pour confirmer le diagnostic.

Un dépistage systématique pour toutes les patientes

Le dépistage du diabète gestationnel a d’abord été effectué auprès de patientes présentant des facteurs de risques ou des complications gravidiques : âge maternel, antécédents familiaux de diabète, antécédents de complications obstétricales (diabète gestationnel, excès de poids des enfants…), prise de poids excessive, excès de liquide amniotique, mais ce dépistage orienté méconnaît 40% des diabètes gestationnels.
Un certain nombre d’auteurs – l’Association de Langue Française pour l’Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques (ALFEDIAM) et le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) – recommande un dépistage systématique à toutes les femmes enceintes au 6ème mois, par le biais du test simplifié de O’Sullivan.

Le test OMS, le meilleur ?

Une étude “DIABEGE”, financée par le Ministère et réalisée aux Hospices Civils de Lyon (sous la houlette des Prs Jacques Orgiazzi, Michel Berland et Cyrille Colin) portant sur une comparaison, dans plusieurs maternités de la région lyonnaise, entre une absence de dépistage systématique, le test de O’Sullivan (suivi de l’HGPO à 100 g) et l’HGPO à 75g a montré que le test OMS (HGPO à 75 g) est plus sensible, pas plus onéreux et, surtout plus simple à réaliser donc mieux toléré.

CONTAMINATION PAR TOXOPLASMOSE

Tableau II. – Conseils hygiéno-diététiques pour prévenir la contamination par le toxoplasme

1 – Eviter la consommation de viande crue ou saignante ; ne manger de viande que très cuite ou préalablement congelée
2 – Laver soigneusement les fruits, les légumes et les plantes aromatiques ainsi que les ustensiles et les surfaces ayant servi à la préparation des repas
3 – Se laver les mains avant et après toute manipulation d’aliments
4 – Nettoyer et désinfecter régulièrement le réfrigérateur
5 – Lors de repas pris en dehors du domicile, éviter les crudités et préférer les légumes cuits
6 – Porter des gants pour jardiner et se laver les mains après toute manipulation de la terre
7 – Faire nettoyer tous les jours, par une autre personne, le bac à litière du chat (ou porter des gants) ; ne pas lui donner de viande crue

EXAMENS OBLIGATOIRES EN CAS DE GROSSESSE

Tableau I. – Rappel des examens obligatoires en cours de grossesse

Premier trimestre :

Groupe sanguin rhésus, phénotype complet.
RAI (identification et titrage si positif)
Sérologie de la syphilis.
Sérologie de la rubéole et de la toxoplasmose en l’absence de preuve d’une immunisation antérieure

Sont obligatoirement proposés :
Sérologie HIV
Dépistage de la trisomie 21

4ème et 5ème mois :

Contrôle de la sérologie de la rubéole au quatrième mois si antérieurement négative
Contrôle de la sérologie de la toxoplasmose si antérieurement négative

6ème mois :

RAI si rhésus négatif.
Contrôle de la sérologie de la toxoplasmose si antérieurement négative
NFS plaquettes
Antigène HBs

7ème mois :

Contrôle de la sérologie de la toxoplasmose si antérieurement négative

8ème mois :

2ème détermination du Groupe
RAI si rhésus négatif ou ATCD de transfusion.
Contrôle de la sérologie de la toxoplasmose si antérieurement négative

9ème mois :

RAI si rhésus négatif ou ATCD de transfusion.
Contrôle de la sérologie de la toxoplasmose si antérieurement négative